Portraits de jeunes

« De plus en plus de jeunes font entendre leur voix et exercent une influence positive. Nous ne sommes pas les influenceurs de demain, mais plutôt les influenceurs d’aujourd’hui pour notre demain. »
- Fatima L. Bah, élève engagée

Catherine Grammond

Collège Saint-Joseph de Hull Secondaire 5

Catherine Grammond / Collège Saint-Joseph de Hull

Secondaire 5

Tous ceux et celles qui connaissent Catherine savent qu’elle est une passionnée de musique et de ski de fond. Faisant partie du Club Établissement vert Brundtland (EVB) de son école, elle a même eu l’opportunité d’être l’ambassadrice de la région de l’Outaouais lors du gala du 25ième anniversaire du mouvement EVB. Presque végétarienne à ses heures, cette future avocate est passionnée de sciences. Elle a participé à deux Sommets jeunesse sur les changements climatiques de la Fondation Monique-Fitz-Back et est maintenue élue, depuis mai dernier, jeune ministre de l’environnement de l’Outaouais.

 

Catherine, comment as-tu eu la piqûre de l’engagement ?

J’ai commencé à m’engager pour la cause des changements climatiques lors de ma première année au secondaire au sein du Club EVB. J’ai toujours été préoccupée par l’avenir de notre planète et par les injustices sociales. Je souhaiterais un monde où les gens sont conscients de l’impact de leurs actions sur le monde qui les entoure.

 

Qu’est-ce que ça t’apporte de t’engager ?

Mon engagement m’a beaucoup appris. J’ai eu l’occasion de rencontrer d’autres jeunes motivés qui avaient aussi le goût de faire changer les choses, un geste à la fois. J’ai pris conscience qu’en tant que jeune, nous avons aussi une voix. Il suffit de la faire entendre, ce qui est plus facile lorsque nous sommes entourés de gens qui ont la même motivation que nous. Comme on le dit bien souvent : « seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin » !

 

À ton avis, qu’est-ce que les jeunes devraient faire ?

Selon moi, les jeunes devraient avoir une plus grande place dans la société. En effet, c’est de notre avenir dont il est question, mais notre avis est rarement pris en compte. C’est pour cela qu’il ne faut pas avoir peur de s’engager. On ne peut pas se plaindre de l’inaction des gouvernements et de la société, si nous n’agissons pas nous-mêmes !

Fatima L. Bah

École Louis-Joseph-Papineau Secondaire 3

Fatima L. Bah / École Louis-Joseph-Papineau

Secondaire 3

Impliquée depuis 3 ans dans le conseil étudiant et dans l’équipe de soccer de son école, croyez-vous que Fatima s’arrête là ? Dans son quartier, elle est fière membre du Forum jeunesse de Saint-Michel, un organisme à but non lucratif fait par et pour les jeunes. Elle fait partie du Conseil des jeunes ministres de l’environnement, a participé activement à la Marche Monde d’Oxfam, à des Journées #Onsengage à Montréal, aux commémorations du 25e anniversaire du mouvement des Établissements verts Brundtland (EVB-CSQ) et on doit certainement en oublier ! Heureusement, outre que le soccer, elle s’arrête par moments pour se divertir en visionnant des vidéos sur les réseaux sociaux !

 

Fatima, pourquoi tu t’impliques dans ton école ? Quel a été ton déclic ?

Je trouve important que les jeunes utilisent leur voix et s’expriment sur plusieurs sujets qui les tiennent à cœur. J’ai commencé à m’impliquer au début de mon secondaire dans le comité Jeunes du Monde. Je me souviendrai toujours de la photo on voit une réelle tour à immeubles munie d’une piscine sur chacun des étages, en plus d’une grande piscine commune, alors que de l’autre côté d’un mur, on apercevait un grand bidonville. Les inégalités sont frappantes et s’agrandissent année après année.

 

Qu’est-ce qui te rend si fière et déterminée dans tes engagements ?

Une des actions dont je suis la plus fière, c’est d’avoir récolté 200$ en vente de popcorn avec le comité Jeunes du Monde de mon école avec l’aide d’Oxfam-Québec. Ces sous ont été envoyés à Haïti pour secourir les personnes rescapées de l’ouragan Matthews et qui sont très vulnérables à de futures intempéries. Nous, les jeunes, devons assumer la place qui nous revient. Je choisis de passer à l’action pour aider d’autres personnes et le regard des autres m’importe peu.

 

Comment qualifies-tu la jeunesse d’aujourd’hui ?

Les jeunes de notre génération sont impliqués dans plusieurs domaines. En effet, s’ils veulent s’impliquer, il y a plusieurs organismes communautaires près de chez eux ou des opportunités dans leur école. La balle est dans leur camp, dans notre camp.

Je trouve cela extraordinaire, car je remarque de plus en plus de jeunes qui font entendre leur voix et qui exercent une influence positive. Dans le fond, les jeunes ne sont pas les influenceurs de demain, mais plutôt les influenceurs d’aujourd’hui !

Audrey Houle

Cégep de Trois-Rivières

Audrey Houle / Cégep de Trois-Rivières

Après avoir gradué en juin 2018, Audrey Houle étudie maintenant au cégep de Trois-Rivières. Attachée à sa ville natale et passionnée d’environnement, elle ne cesse de s’instruire sur les différentes cultures dans le monde et profite de chaque instant où elle est en voyage pour agrandir sa vision sur le monde. Quand elle ne voyage pas, elle s’amuse, caméra à la main, à relever plusieurs anecdotes et réflexions sur ses expériences vécues au quotidien avec ses ami(e)s.

Sa plus grande fierté ? Dans la même dernière année, elle fut nommée ambassadrice de la Mauricie pour le 25e anniversaire du mouvement des Établissements verts Brundtland (EVB-CSQ), a été nommée Élève de l’année à son école et a obtenu la médaille du lieutenant-gouverneur pour le rayonnement de ses implications au sein de son école et sa communauté.

 

Audrey, pourquoi tu t’impliques ? Comment ton engagement a commencé ?

Je m’implique dans mon milieu pour que nous puissions enfin cohabiter sur une planète propre et en santé ! J’ai commencé à m’engager en 3ième secondaire au sein du comité d’Amnistie Internationale. Jusqu’à la fin de mon secondaire, j’ai constaté que j’avais encore du temps libre pour faire des projets, donc je me suis impliquée également dans le comité environnemental de mon école, pour les paniers de Noël, la Gang allumée, etc. En secondaire 5, j’étais devenue la représentante des élèves sur le comité École en santé, composé de différents acteurs de l’école qui visent la réussite éducative et le bien-être des jeunes.

 

Quel conseil donnerais-tu aux jeunes qui hésitent à s’impliquer dans leur école ?

Si tu désires t’impliquer dans ton école, mais que tu as peur de perdre tes ami(e)s à cause de cela, c’est peut-être parce que se sont pas tes vrai(e)s ami(e)s ! Alors pourquoi ne pas réaliser des projets ou des actions avec des gens qui ont les mêmes intérêts ou qui partagent les mêmes valeurs que toi ? J’ai changé mon cercle social dans la dernière année de mon secondaire, je me suis encore plus affirmée et ce fut la plus belle année de mon secondaire.

Si tu trouves une bonne idée qui te ressemble, qui te passionne, regroupe des enseignant(e)s et des comités à se joindre à ton projet. Même si ça peut prendre quelques rencontres pour obtenir l’autorisation et l’appui de la direction de ton école, les résultats positifs viendront avec ta persévérance !

 

Quel message important souhaites-tu livrer à la jeunesse ?

Intéresse-toi à la politique, car elle forge notre avenir ! Tu veux rendre ta ville plus « verte » ? Commence par rencontrer les conseiller(ère)s municipales de ta ville et créé un bon lien pour qu’ils te soutiennent dans tes futurs projets pour améliorer l’environnement et ta communauté.

Et qui sait, peut-être qu’un jour tu vas être député(e) ou bien ministre de l’environnement !

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